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Résidence permanente de vos TET : pourquoi c'est votre meilleur investissement RH de 2026

  • Photo du rédacteur: ORMI
    ORMI
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

Vous avez recruté à l'international. Vous avez investi dans la formation, l'intégration, parfois dans le logement. Votre travailleur étranger temporaire connaît vos processus, votre culture d'entreprise, vos clients. Il performe.

Et régulièrement, vous recommencez le même cycle : renouvellement de permis, délais IRCC, incertitude sur son statut, risque qu'il parte ailleurs si quelque chose se complique.

Le Programme de l'expérience québécoise rouvre le 2 juillet 2026. Pour certains de vos TET, c'est une fenêtre directe vers la résidence permanente. La question n'est pas de savoir si vous pouvez vous permettre d'investir dans cette démarche. C'est de savoir si vous pouvez vous permettre de ne pas le faire.


Ce que ça coûte vraiment de perdre un TET


Remplacer un travailleur qualifié coûte en moyenne entre 50 % et 200 % de son salaire annuel. C'est le chiffre que les DRH connaissent, mais qu'ils sous-estiment systématiquement parce qu'il ne comprend pas tout. Le coût direct — affichage de poste, frais de recrutement, formation — est visible. Le coût indirect l'est beaucoup moins : perte de savoir-faire spécifique à votre organisation, baisse de productivité pendant la transition, impact sur le moral de l'équipe, et dans certains secteurs, perte de relations client. Pour un TET, à ça s'ajoute le coût d'une nouvelle procédure d'EIMT, les délais de traitement, et l'incertitude d'un recrutement international qui peut prendre six à douze mois.


À cela s'ajoute un risque que peu d'employeurs anticipent : rien ne garantit que vous pourrez renouveler l'EIMT et le permis de travail de votre TET. Les politiques d'immigration changent. Les traitements sont suspendus sans préavis — le PEQ lui-même en est l'exemple le plus récent. Une hausse du taux de chômage régional ou une révision du salaire médian peuvent modifier les critères d'admissibilité du jour au lendemain et compromettre un renouvellement que vous teniez pour acquis. Miser uniquement sur le permis de travail, c'est construire sur un terrain que vous ne contrôlez pas.


Un dossier de résidence permanente bien préparé coûte une fraction du remplacement — et élimine le risque de perdre votre TET pour des circonstances que vous ne contrôlez pas.


« Oui, mais s'il obtient sa résidence permanente, je pourrais le perdre »


C'est l'objection qu'on entend le plus souvent. Et elle repose sur une logique en apparence solide : tant que votre TET est sous permis de travail fermé, il est lié à votre organisation. Une fois résident permanent, il est libre de partir. C'est vrai. Mais voici ce que cette logique oublie.


Un TET sous permis fermé peut partir quand même. Rien ne l'oblige légalement à rester — il peut démissionner, obtenir un permis ouvert via un autre programme, ou simplement décider de changer d'employeur. Il ralentit les départs, il ne les empêche pas. Et un travailleur qui veut partir trouvera le moyen de le faire.


Le permis fermé n'est qu'un obstacle à la mobilité, pas un verrou.

Un résident permanent qui reste, reste par choix. C'est une distinction fondamentale. Un employé qui a la liberté de partir et qui choisit de rester est un employé engagé — et c'est exactement le profil que vous voulez dans votre organisation.


La résidence permanente enlève une source de stress majeure pour votre TET. L'incertitude liée au statut migratoire est l'une des principales raisons pour lesquelles les travailleurs étrangers finissent par quitter le Canada ou changer d'employeur. En le soutenant activement dans ses démarches vers la résidence permanente, vous ne faites pas que sécuriser son statut — vous l'incitez à faire le bon choix. Pour lui. Et pour vous.


Vous devenez l'employeur qui a investi dans leur avenir. Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, la réputation d'un employeur qui accompagne ses TET vers la résidence permanente est un avantage de recrutement direct. Ça se dit dans les communautés. Ça attire les profils que vous voulez.


Ce que le PEQ 2026 change concrètement


Avant la réouverture du PEQ, la résidence permanente pour un TET passait presque exclusivement par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés — un système par invitation, avec des délais imprévisibles et un volume limité. Le PEQ change la donne. Un TET qui satisfait les critères peut déposer directement dans Arrima entre le 2 juillet et le 31 octobre 2026, sans invitation et sans loterie. C'est une voie directe, avec des délais de traitement historiquement plus courts que le PSTQ.


Pour vous, ça signifie une chose concrète : vous pouvez sécuriser vos meilleurs TET cette année. Pas dans deux ans. Pas « quand le système le permettra ». Maintenant. La fenêtre dure quatre mois. Elle peut ne pas se rouvrir aux mêmes conditions après le 31 octobre.


Comment identifier quels TET peuvent déposer en juillet


L'admissibilité au volet travailleurs étrangers temporaires du PEQ repose sur trois critères évalués à une date fixe : le 19 novembre 2025.


Votre TET doit avoir accumulé au moins deux ans d'expérience de travail admissible au Québec à cette date, occuper un poste de catégorie FÉER 0, 1, 2 ou 3 selon la Classification nationale des professions, et toujours occuper un emploi admissible au moment du dépôt. À ces critères s'ajoute une exigence de français oral — niveau 7 sur l'Échelle québécoise des niveaux de compétences en français. C'est souvent là que les dossiers accrochent, même chez des travailleurs fonctionnels en français depuis des années.


La première étape est un audit d'admissibilité structuré de vos TET actuels — pas une vérification informelle, mais une évaluation qui couvre la classification CNP, le niveau de français, la durée d'expérience et l'état du permis de travail.


Ce que nous faisons concrètement pour vous


Chez Odyssey, nous évaluons d'abord, nous conseillons honnêtement, et nous préparons uniquement les dossiers qui ont une réelle chance d'aboutir. Vous avez trois semaines avant le 2 juillet. C'est suffisant pour identifier quels TET peuvent déposer — si vous commencez aujourd'hui.




Odyssey – Recrutement et mobilité internationale | ormi.ca 

Mélanie Boivin, avocate, membre du Barreau du Québec

Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un avis juridique.


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